Presentation...

Presentation...
Je m'appelle Sophie, j'ai 18 ans et j'habite en Savoie.

J'ai ete atteinte pendant pres de 2 ans d'une maladie qui se nomme l'algo(neuro)dystrophie...c'est un phenomene tres difficile a expliquer; puisque pour chaque patient il a une origine et des symptomes differents; donc a comprendre et par conclusion a guerir.

J'ai decide d'entreprendre ce blog pour apporter un temoignage et aider ceux qui sont atteints de cette maladie et qui se trouvent(comme moi je l'ai ete)desempares par un manque d'informations.

Pour demarrer ce blog, je vais alors essayer d'apporter un maximum d'explications sur cette maladie a l'aide de mon experience et grace au dossier que j'ai effectue avec l'aide de mes camarades de classe pour les TPE(Nous nous sommes aides de sites internet, de documentations pour effectuer un resume tres complet).

Ensuite, j'aborderai mon long et complexe parcours puisque chez moi la maladie s'est declaree sans aucune origine et sous forme tres severe.

Bonne visite et laissez une trace de votre passage en laissant des commentaires !

# Posté le jeudi 31 août 2006 08:28

Modifié le mardi 06 mai 2008 07:48

Qu'est ce que l'algo(neuro)dystrophie ?

Qu'est ce que l'algo(neuro)dystrophie ?
I- Définition - Généralités :

1) Définition

Syndrome algo-neuro-dystrophique, rhumatisme neuro-trophique, dystrophie* sympathique réflexe (post-traumatique), ostéoporose* transitoire (forme médicale), syndrome épaule-main ou syndrome de Steinbroker = ALGODYSTROPHIE

L'algodystrophie est une maladie douloureuse de causes quelquefois inconnues sinon résultant d'un acte chirurgical ou d'une immobilisation. C'est un syndrome aux présentations cliniques diverses telles que :

- des douleurs d'une articulation ou d'une extrémité, responsables d'une impotence
- des troubles trophiques* avec troubles vasomoteurs* et apparition retardée d'une déminéralisation.
- une évolution régressive, en théorie sans séquelle
- une fréquente migration à d'autres localisations.

Elle atteint le plus souvent l'épaule, la main ou le pied mais celle-ci peut toucher également les autres articulations telles que les genoux, la hanche...

Elle touche des personnes de tout âge et sans distinction de sexe.
10% des algodystrophies diagnostiquées évoluent vers une forme chronique. Cependant, un diagnostic et une prise en charge médicale précoces permettent d'augmenter les chances d'une guérison rapide.

Elle peut affecter une, deux, voir plusieurs extrémités (on appelle ceci « l'effet miroir »), et aussi, mais plus rarement, être dans le visage, les épaules, le dos, les yeux, et d'autres secteurs. En fait, n'importe quelle partie du corps peut être touchée. C'est une maladie qui implique à la fois : la peau, les nerfs, les vaisseaux sanguins, les muscles et les os, ce qui en fait une maladie très complexe, attendu qu'elle s'attaque à tout à la fois.

Nous avons qualifié précédemment la maladie de Sudeck comme étant une maladie très douloureuse. Pour vérifier ceci, on utilisera l'indice de cotation de la douleur de Mc Gill : le coefficient est de 16 pour le mal de dos, de 26 pour le cancer et de 42 pour l'algoneurodystrophie.

# Posté le jeudi 31 août 2006 08:45

Il y a autant de formes d'algodystrophies que de personnes qui en sont atteintes.

2) Présentation :

Il y a autant de formes d'algodystrophies que de personnes qui en sont atteintes. On pourrait dire que chaque cas est un cas.

Cette maladie est classée en deux catégories :

L'algodystrophie de Type 1 : sans lésion nerveuse. Bien que très douloureuse, généralement celle-ci guérit très bien, même s'il faut parfois du temps pour arriver à cette guérison, et ne laisse aucune séquelle physique dans la très grande majorité des cas, sauf si certains traitements agressifs à la base l'ont empirée, ce qui arrive hélas parfois. C'est aussi la plus courante.

L'algoneurodystrophie de Type 2 : avec lésion nerveuse. Celle-ci ne guérit généralement pas (on ne sait pas encore vraiment la guérir...) et amène parfois de très nombreuses complications. Elle peut aller jusqu'aux séquelles physiques irréversibles (handicap très important et irréversible) et entraîner de nombreuses autres complications (aggravations de la maladie : embolie(s) artérielle(s), infarctus du myocarde, cancer, gangrène, etc...) néanmoins elle reste très très rare à ce stade extrême d'évolution.

L'algoneurodystrophie peut créer des vasospames* très importants et permanents, qui peuvent aller jusqu'à entraîner à la longue : des thromboses, des embolies, infarctus etc... parce que ces vasospames finissent par très rapidement boucher et rétrécir parfois certaines artères. C'est relativement rare à ce stade, mais cela existe dans quelques rares cas d'algoneurodystrophie .

C'est une maladie peu comprise par le corps médical et par l'entourage des personnes qui en sont atteintes. Il est évident que la plupart des algodystrophies, bien que douloureuses, "s'auto-guérissent" d'elles-mêmes... quand elles ne concernent que le type 1. Mais les cas d'aggravation restent fréquents pour le type 2 : en France, les médecins ne l'a connaissent pas ou très mal (algoneurodystrophie de type 2) et la confondent trop souvent avec l'algodystrophie de type 1 et donc en font une généralité avec celles qui s'auto-guérissent en grande majorité. Il est vrai que les cas avec séquelles graves sont relativement rares, c'est sans doute pourquoi elle n'est pas traitée comme il faut. Les patients, dans le cas d'aggravation, se retrouve démunis face à un corps médical absent : parce qu'ils ne savent pas expliquer les causes et les symptômes de cette maladie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 31 août 2006 08:56

Comment peut-on etre atteint d'une algo(neuro)dystrophie ?

3) Les causes et origines

Causes provoquant la maladie /% des personnes étant atteintes de cette maladie en fonction des différentes causes :

Causes rares et inhabituelles : 3,00%
Acte Chirurgical : 20,00%
Traumatisme : 22,00%
Fracture : 55,00%


3-1) Algodystrophies secondaires dans environ 2/3 des cas :

a) Causes locales :

Un traumatisme (quelques jours ou quelques semaines plus tôt) est le plus souvent en cause, ayant entraîné une entorse ou une fracture, immobilisée ou opérée; mais parfois le choc direct ou indirect avait été très minime sans conséquence immédiate.

b) Cause cardio-thoracique :

infarctus du myocarde
chirurgie thoracique

c) Causes neurologiques :

hémiplégies, accidents vasculaires
radiculalgie sévère
épilepsie, sous barbituriques
cause médicamenteuse : GARDENAL ou barbituriques / antituberculeux

Les barbituriques sont souvent responsables d'algodystrophies, quelle que soit la dose quotidienne, et quelle que soit la durée du traitement. Il s'agit du rhumatisme gardénalique qui réalise, généralement, un syndrome épaule-main bilatéral très enraidissant. Souvent, il y a d'autres atteintes associées, par exemple genou ou hanche. Les barbituriques peuvent également favoriser la survenue d'algodystrophies d'autre origine, par exemple les algodystrophies post-traumatiques. L'évolution se fait vers la guérison, hâtée par l'arrêt des barbituriques (qui n'est cependant pas impérative).

Parmi les antituberculeux c'est en fait l'isoniazide (Rimifon) qui est surtout en cause. L'algodystrophie survient dans les premiers mois de traitement, l'atteinte touche le plus souvent le membre supérieur et s'avère quelquefois plurifocale avec souvent polyfibrosite.

L'iode radioactif utilisé en tant qu'agent thérapeutique (donc à doses élevées) a été également tenu pour responsable d'algodystrophies.

d) Causes générales : hyperthyroïdie*, diabète.

e) Grossesse :

L'algodystrophie de la hanche complique parfois (rarement) le dernier trimestre de la grossesse. La patiente présente une douleur intense au niveau de la hanche et exceptionnellement une

fracture du col fémoral compliquant une ostéoporose de la grossesse.

f) Terrain psychologique :

Qu'il y ait, ou qu'il n'y ait pas de cause déclenchante ou favorisante, on a invoqué le rôle d'un terrain neuropsychologique particulier : sujets anxio-dépressifs, émotifs, irritables. Cependant on trouve rarement des troubles psycho-pathologiques francs, connus et identifiés. Ce terrain particulier est d'ailleurs loin d'être constant, et son rôle ne doit pas être surestimé.

3-2- algodystrophies primitives dans environ 1/3 des cas :

On remarque chez les patients concernés par cette algodystrophie primitive un « terrain » d'anxiété ou d'émotivité : ces facteurs semblent être valorisants.
En fait il n'y a pas de facteurs physiques provoquant cette maladie : ce cas là reste incompris par le corps médical.

3-3- Rôle du système nerveux

Le système nerveux sympathique réagit à un stimulus lors d'un traumatisme (fracture) il déclenche tout en ensemble de moyen afin d'éviter l'aggravation de ce traumatisme (gonflements, rougeur, douleurs...). Un réflexe sympathique parfois anormale ou prolongé commence dans un membre comme réaction à un traumatisme.
L'algodystrophie semble impliquer l'interaction complexe et du sensoriel du moteur et des systèmes nerveux autonomes ainsi que le système immunitaire.

Le cerveau est un peu comme la tour de contrôle de notre corps. Il doit être tenu au courant rapidement des besoins de l'organisme et des ressources disponibles dans l'environnement pour les satisfaire. Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l'organisme : les nerfs. Avec le cerveau et la moelle épinière, ils forment le système nerveux.

Pour distinguer les centres de commande des voies d'information, on subdivise le système nerveux en deux :

a) Le système nerveux central :

C'est le cerveau et son prolongement naturel, la moelle épinière, située au centre de notre colonne vertébrale. Cette dernière offre avec le crâne une véritable armure au précieux système nerveux central.

b) Le système nerveux périphérique :

Ce sont les nerfs, dont certains recueillent de l'information et d'autres diffusent les ordres. Les nerfs du visage entrent et sortent directement du cerveau. D'autres atteignent le cerveau en passant par la moelle épinière. Les nerfs du système nerveux périphérique sont à leur tour subdivisés en 2 catégories.

En plus de la grande division entre système nerveux central et périphérique, on subdivise bien souvent les nerfs en deux grandes catégories : le système nerveux somatique et le système nerveux végétatif (autonome).

c) Le système nerveux somatique :

Ces nerfs participent à la vie de relation de l'organisme avec son milieu extérieur. Ils transmettent au cerveau de l'information en provenance des différents détecteurs sensoriels. Et ils nous permettent de répondre à ces stimulations en bougeant dans cet environnement.

d) Le système nerveux végétatif :

Ces nerfs interviennent plutôt dans la régulation des fonctions vitales internes. Ils contribuent donc à l'équilibre de notre milieu intérieur en coordonnant des activités comme la digestion, la respiration, la circulation sanguine, l'excrétion ou la sécrétion d'hormones. Le système nerveux végétatif est à son tour subdivisé en 2 catégories.
Le système nerveux végétatif, qui est principalement sous la gouverne de l'hypothalamus*, se subdivise en deux groupes de nerfs. Ceux-ci ont une localisation anatomique distincte et rejoignent leurs organes cibles par l'entremise d'autres neurones situées dans des ganglions.

e) Le système nerveux sympathique :

Le système nerveux sympathique, correspondant à la mise en état d'alerte de l'organisme et à la préparation à l'activité physique et intellectuelle. Il est associé à l'activité de 2 neurotransmetteurs* : la noradrénaline et l'adrénaline (dilatation des bronches, accélération de l'activité cardiaque et respiratoire, dilatation des pupilles, augmentation de la sécrétion de la sueur, augmentation de la tension artérielle, diminution de l'activité digestive). La noradrénaline est un neurotransmetteur important pour l'attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l'apprentissage. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque.

f)Le système nerveux parasympathique :

Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. L'acétylcholine est un neurotransmetteur,associé à ce dernier, excitateur très répandu qui déclenche la contraction musculaire et stimule l'excrétion de certaines hormones.

Donc en résumé, le système nerveux est divisé en deux parties: le système nerveux central qui fonctionne sous l'influence de notre volonté et le système nerveux autonome qui fonctionne indépendamment de notre volonté. Ce dernier contrôle tous les organes et peut encore être subdivisé en deux parties: la partie sympathique et la partie parasympathique. Leur fonctionnement est inverse: si la partie sympathique accélère le pouls par exemple, alors la partie parasympathique rétablira l'équilibre en baissant le pouls. Le système nerveux autonome est directement lié au tronc cérébral où se situe notre subconscient et au centre émotionnel du cerveau. Ceci permet au système nerveux autonome de réagir rapidement et efficacement et à notre corps de s'adapter. Lors d'une situation inhabituelle, le système sympathique dominera. Il visera à permettre au corps de prendre la fuite, donc tous les organes doivent être actifs, en éveille : les glandes surrénales* par exemple, produisent plus d'adrénaline, les pupilles se dilatent, les muscles deviennent actifs, le c½ur et les poumons sont mieux irrigués En général, ce processus est bref et le système parasympathique réussit à tout normaliser : la production de salive et d'enzymes digestifs reprend et le chyme présent dans l'estomac et les intestins est à nouveau mis en mouvement par l'action péristaltique*. Il est évident que le système nerveux se dérègle si le système sympathique est trop souvent sollicité.

# Posté le jeudi 31 août 2006 09:03

Les stades de la maladie...

4) Symptômes

En raison de l'extrême variabilité des symptômes observés, aucun critère diagnostic n'a jamais pu être établi. Aucun symptôme, même classique, n'est présent dans tous les cas. Le diagnostic reste donc avant tout clinique. Il faut l'évoquer devant toute douleur persistante, surtout si elle est survenue dans le décours d'un des événements décrits comme facteur causal. La durée d'évolution est également très variable, pouvant aller de 2 à plus de 12 mois.

Classiquement, on distingue trois stades cliniques dans l'évolution de l'algodystrophie, bien que cela n'ait été formellement confirmé par aucune étude prospective.

Le stade I ou phase chaude est caractérisé par une douleur d'intensité variable mais aggravée par les mouvements et l'exercice. Il semble que cette accentuation de la douleur avec l'exercice soit le symptôme le plus précoce de l'algodystrophie. L'impotence fonctionnelle évoluant vers le raidissement progressif est fréquente. La phase est qualifiée de chaude en raison de son aspect inflammatoire local. En effet, rougeur, chaleur et ½dème* sont classiques bien qu'inconstants. Une sudation (voir hyperhydrose*) localisée ou un aspect de peau luisante sont encore possibles.

Le stade II ou phase froide revêt un aspect ischémique*. La peau s'atrophie et devient pâle ou cyanotique*. Une sensation de froid est parfois rapportée par les patients. Des anomalies des phanères telles que perte de poils ou hypertrichose* sont décrites à ce stade mais sont, en pratique générale, extrêmement rares. La douleur est toujours présente. Cette phase peut apparaître d'emblée (15% des cas) ou succéder progressivement en plusieurs mois à la phase chaude.

Le stade III ou phase de stabilisation est associé à la disparition totale ou partielle des douleurs. L'ankylose* des articulations peut également persister. Des rétractions tendineuses et aponévrotiques* ainsi que des capsulites rétractiles* sont à l'origine de séquelles invalidantes chez certains patients.
En raison de l'extrême variabilité des symptômes observés, aucun critère diagnostic n'a jamais pu être établi. Aucun symptôme, même classique, n'est présent dans tous les cas. Le diagnostic reste donc avant tout clinique. Il faut l'évoquer devant toute douleur persistante, surtout si elle est survenue dans le décours d'un des événements décrits comme facteur causal. La durée d'évolution est également très variable, pouvant aller de 2 à plus de 12 mois.
Classiquement, on distingue trois stades cliniques dans l'évolution de l'algodystrophie, bien que cela n'ait été formellement confirmé par aucune étude prospective.

Le stade IV : très rare, mais pourtant existant, pour un certain nombre de patients atteint d'algoneurodystrophie. Dans ce stade, il y a échec du système immunitaire. Il existe des changements insurmontables d'hypertension* et d'hypotension orthostatique*. Parfois des ½dèmes généralisés insurmontables impliquant l'abdomen, le bassin, les poumons, les extrémités... Il peut y avoir des ulcérations graves. De gros risques de cancer existent à ce stade. Les systèmes immunitaires autonomes sont épuisés. Les procédures chirurgicales multiples semblent précipiter les facteurs pour le développement du stade IV. Le stade IV, peut aussi affecter le c½ur, en déclenchant un infarctus du myocarde par spasmes (voir vasospasmes*) prolongés.

# Posté le jeudi 31 août 2006 09:13