3) Les causes et origines
Causes provoquant la maladie /% des personnes étant atteintes de cette maladie en fonction des différentes causes :
Causes rares et inhabituelles : 3,00%
Acte Chirurgical : 20,00%
Traumatisme : 22,00%
Fracture : 55,00%
3-1) Algodystrophies secondaires dans environ 2/3 des cas :
a) Causes locales :
Un traumatisme (quelques jours ou quelques semaines plus tôt) est le plus souvent en cause, ayant entraîné une entorse ou une fracture, immobilisée ou opérée; mais parfois le choc direct ou indirect avait été très minime sans conséquence immédiate.
b) Cause cardio-thoracique :
infarctus du myocarde
chirurgie thoracique
c) Causes neurologiques :
hémiplégies, accidents vasculaires
radiculalgie sévère
épilepsie, sous barbituriques
cause médicamenteuse : GARDENAL ou barbituriques / antituberculeux
Les barbituriques sont souvent responsables d'algodystrophies, quelle que soit la dose quotidienne, et quelle que soit la durée du traitement. Il s'agit du rhumatisme gardénalique qui réalise, généralement, un syndrome épaule-main bilatéral très enraidissant. Souvent, il y a d'autres atteintes associées, par exemple genou ou hanche. Les barbituriques peuvent également favoriser la survenue d'algodystrophies d'autre origine, par exemple les algodystrophies post-traumatiques. L'évolution se fait vers la guérison, hâtée par l'arrêt des barbituriques (qui n'est cependant pas impérative).
Parmi les antituberculeux c'est en fait l'isoniazide (Rimifon) qui est surtout en cause. L'algodystrophie survient dans les premiers mois de traitement, l'atteinte touche le plus souvent le membre supérieur et s'avère quelquefois plurifocale avec souvent polyfibrosite.
L'iode radioactif utilisé en tant qu'agent thérapeutique (donc à doses élevées) a été également tenu pour responsable d'algodystrophies.
d) Causes générales : hyperthyroïdie*, diabète.
e) Grossesse :
L'algodystrophie de la hanche complique parfois (rarement) le dernier trimestre de la grossesse. La patiente présente une douleur intense au niveau de la hanche et exceptionnellement une
fracture du col fémoral compliquant une ostéoporose de la grossesse.
f) Terrain psychologique :
Qu'il y ait, ou qu'il n'y ait pas de cause déclenchante ou favorisante, on a invoqué le rôle d'un terrain neuropsychologique particulier : sujets anxio-dépressifs, émotifs, irritables. Cependant on trouve rarement des troubles psycho-pathologiques francs, connus et identifiés. Ce terrain particulier est d'ailleurs loin d'être constant, et son rôle ne doit pas être surestimé.
3-2- algodystrophies primitives dans environ 1/3 des cas :
On remarque chez les patients concernés par cette algodystrophie primitive un « terrain » d'anxiété ou d'émotivité : ces facteurs semblent être valorisants.
En fait il n'y a pas de facteurs physiques provoquant cette maladie : ce cas là reste incompris par le corps médical.
3-3- Rôle du système nerveux
Le système nerveux sympathique réagit à un stimulus lors d'un traumatisme (fracture) il déclenche tout en ensemble de moyen afin d'éviter l'aggravation de ce traumatisme (gonflements, rougeur, douleurs...). Un réflexe sympathique parfois anormale ou prolongé commence dans un membre comme réaction à un traumatisme.
L'algodystrophie semble impliquer l'interaction complexe et du sensoriel du moteur et des systèmes nerveux autonomes ainsi que le système immunitaire.
Le cerveau est un peu comme la tour de contrôle de notre corps. Il doit être tenu au courant rapidement des besoins de l'organisme et des ressources disponibles dans l'environnement pour les satisfaire. Il y parvient grâce à un vaste réseau de câbles disséminés partout dans l'organisme : les nerfs. Avec le cerveau et la moelle épinière, ils forment le système nerveux.
Pour distinguer les centres de commande des voies d'information, on subdivise le système nerveux en deux :
a) Le système nerveux central :
C'est le cerveau et son prolongement naturel, la moelle épinière, située au centre de notre colonne vertébrale. Cette dernière offre avec le crâne une véritable armure au précieux système nerveux central.
b) Le système nerveux périphérique :
Ce sont les nerfs, dont certains recueillent de l'information et d'autres diffusent les ordres. Les nerfs du visage entrent et sortent directement du cerveau. D'autres atteignent le cerveau en passant par la moelle épinière. Les nerfs du système nerveux périphérique sont à leur tour subdivisés en 2 catégories.
En plus de la grande division entre système nerveux central et périphérique, on subdivise bien souvent les nerfs en deux grandes catégories : le système nerveux somatique et le système nerveux végétatif (autonome).
c) Le système nerveux somatique :
Ces nerfs participent à la vie de relation de l'organisme avec son milieu extérieur. Ils transmettent au cerveau de l'information en provenance des différents détecteurs sensoriels. Et ils nous permettent de répondre à ces stimulations en bougeant dans cet environnement.
d) Le système nerveux végétatif :
Ces nerfs interviennent plutôt dans la régulation des fonctions vitales internes. Ils contribuent donc à l'équilibre de notre milieu intérieur en coordonnant des activités comme la digestion, la respiration, la circulation sanguine, l'excrétion ou la sécrétion d'hormones. Le système nerveux végétatif est à son tour subdivisé en 2 catégories.
Le système nerveux végétatif, qui est principalement sous la gouverne de l'hypothalamus*, se subdivise en deux groupes de nerfs. Ceux-ci ont une localisation anatomique distincte et rejoignent leurs organes cibles par l'entremise d'autres neurones situées dans des ganglions.
e) Le système nerveux sympathique :
Le système nerveux sympathique, correspondant à la mise en état d'alerte de l'organisme et à la préparation à l'activité physique et intellectuelle. Il est associé à l'activité de 2 neurotransmetteurs* : la noradrénaline et l'adrénaline (dilatation des bronches, accélération de l'activité cardiaque et respiratoire, dilatation des pupilles, augmentation de la sécrétion de la sueur, augmentation de la tension artérielle, diminution de l'activité digestive). La noradrénaline est un neurotransmetteur important pour l'attention, les émotions, le sommeil, le rêve et l'apprentissage. La noradrénaline est aussi libérée comme une hormone dans le sang où elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente la fréquence cardiaque.
f)Le système nerveux parasympathique :
Son activation amène un ralentissement général des fonctions de l'organisme afin de conserver l'énergie. Ce qui était augmenté, dilaté ou accéléré par le système sympathique est ici diminué, contracté et ralenti. Il n'y a que la fonction digestive et l'appétit sexuel qui sont favorisés par le système parasympathique. L'acétylcholine est un neurotransmetteur,associé à ce dernier, excitateur très répandu qui déclenche la contraction musculaire et stimule l'excrétion de certaines hormones.
Donc en résumé, le système nerveux est divisé en deux parties: le système nerveux central qui fonctionne sous l'influence de notre volonté et le système nerveux autonome qui fonctionne indépendamment de notre volonté. Ce dernier contrôle tous les organes et peut encore être subdivisé en deux parties: la partie sympathique et la partie parasympathique. Leur fonctionnement est inverse: si la partie sympathique accélère le pouls par exemple, alors la partie parasympathique rétablira l'équilibre en baissant le pouls. Le système nerveux autonome est directement lié au tronc cérébral où se situe notre subconscient et au centre émotionnel du cerveau. Ceci permet au système nerveux autonome de réagir rapidement et efficacement et à notre corps de s'adapter. Lors d'une situation inhabituelle, le système sympathique dominera. Il visera à permettre au corps de prendre la fuite, donc tous les organes doivent être actifs, en éveille : les glandes surrénales* par exemple, produisent plus d'adrénaline, les pupilles se dilatent, les muscles deviennent actifs, le c½ur et les poumons sont mieux irrigués En général, ce processus est bref et le système parasympathique réussit à tout normaliser : la production de salive et d'enzymes digestifs reprend et le chyme présent dans l'estomac et les intestins est à nouveau mis en mouvement par l'action péristaltique*. Il est évident que le système nerveux se dérègle si le système sympathique est trop souvent sollicité.